Être ambitieux et disruptifs
Conséquence : depuis la mise en place, DS impression enregistre de très bons résultats. Et nul doute qu’ils sont en grande partie liés au dispositif d’intéressement.
« Par exemple, nous avons réussi à optimiser le fonctionnement de notre parc machine. Nos collaborateurs travaillent mieux, avec une meilleure productivité et moins de gâches. De même, nous enregistrons moins d’absentéisme, souligne Hubert. Tout le monde a compris l’intérêt du gagnant/gagnant. Chaque euro économisé par nos collaborateurs peut se convertir en euro dans leur poche. »
Toutefois, il note que, pour bien fonctionner, ce type de système de partage de la valeur nécessite beaucoup d’explications en amont et une communication régulière. « Lors des situations comptables trimestrielles, nous présentons les résultats et l’intéressement au CSE, au cours d’une réunion mensuelle. »
Autre clé du succès : le dispositif ne doit pas être imposé, mais négocié avec le CSE ou un comité ad hoc. Enfin, l’intéressement doit être… intéressant. Et les sommes touchées, se révéler motivantes. « Dès le départ, nous voulions être ambitieux et disruptifs avec des primes aux salariés pouvant être assez élevées. »
Partage de la valeur, ce que dit la loi
Pour inciter au partage de la valeur, la loi du 29 novembre 2023 oblige les entreprises de 11 à 49 salariés réalisant un bénéfice net fiscal au moins égal à 1 % du chiffre d’affaires durant trois exercices consécutifs d’instaurer un régime de participation ou d’intéressement, d’abonder un plan d’épargne salariale, ou encore de verser une prime de partage de la valeur (PPV).
Cette obligation a pris effet au 1ᵉʳ janvier 2025. Pour le moment, il s’agit d’une simple expérimentation, qui devrait prendre fin le 29 novembre 2028.