Connect’ : Vous représentez, régionalement, les industries des arts graphiques. Vous allez donc bien au-delà de l’imprimerie ?
CT : Effectivement. Nos adhérents historiques sont des imprimeurs et ils sont encore majoritaires parmi nos membres. Nous représentons aujourd’hui 25 % des salariés régionalement. Mais, à l’image des entreprises que nous représentons, nous sommes obligés de nous remettre en question et d’évoluer, c’est pour cela que nous avons choisi de nous ouvrir à davantage d’industries, souvent cousines de l’imprimerie : l’étiquette, le grand format, le façonnage, le packaging, la sérigraphie, le routage et même le cartonnage. Nous avons des métiers similaires, des problématiques similaires, alors les solutions peuvent être similaires également. D’autant que la plupart de ces entreprises se connaissent déjà et travaillent ensemble, cela a donc du sens d’unir tout le monde sous une seule et même bannière, d’où UNI-GRAPHIC.
Connect’ : Quelles sont les ambitions d’un syndicat patronal régional comme le vôtre ?
CT : Il n’y a pas d’autre UNI-GRAPHIC, mais si demain une entreprise a besoin de conseils juridiques ou sociaux, nous l’aiderons, peu importe son secteur géographique. Nous devons tous nous serrer les coudes, nos industries vont encore fortement évoluer dans les mois et années à venir. Avec l’intelligence artificielle, le développement des presses numériques, les évolutions conventionnelles, la lutte contre les préjugés écologiques, la formation des jeunes ou les nombreux départs à la retraite à venir, tout cela doit s’anticiper dès maintenant. Nous ferons notre part à notre échelle, mais ce sont là des sujets nationaux, et je souhaite surtout que les fédérations nationales s’empressent d’activer tous les leviers possibles pour garantir aux entreprises pérennité et prospérité en créant un environnement syndical, législatif ou conventionnel qui soit aligné avec la réalité du terrain.