L’aventure commence en 2014. Après une carrière dans l’agro-alimentaire chez Bonduelle et chez le chocolatier Cémoi, Lionel Dufau était à la recherche d’une entreprise à racheter dans la région Occitanie. « Dubon Création Graphique était une opportunité, se souvient-il. L’activité nous parlait. La propriétaire partait à la retraite et cherchait un repreneur. J’avais déjà des contacts avec des besoins en impression d’étiquettes et nous partions donc avec un potentiel de clientèle. » Aujourd’hui, l’entreprise de huit personnes (1,3 M€ de CA) produit des étiquettes adhésives pour l’agroalimentaire, l’industrie et le monde viticole, à l’échelon local et régional. Son équipement : une presse jet d’encre Epson SurePress L-4033 AW, une presse toner AccurioLabel 400 et des systèmes de façonnage, dont une ligne de finition Grafotronic DCL2 installée il y a six mois.
Un second rachat d’entreprise
En 2021, une nouvelle opportunité se présente. « Nous avons eu connaissance de Publi Quercy, une imprimerie de Cahors en difficulté à la sortie de la crise sanitaire, que nous avons pu racheter à la barre du tribunal, explique Lionel Dufau. L’entreprise partageait son activité entre le labeur et l’étiquette. Nous avons vu des synergies possibles et étions convaincus de notre capacité à redresser rapidement l’entreprise. »
Géraldine et Lionel restructurent l’équipe, renégocient les achats de matières premières, relèvent les prix de vente et investissent dans une presse toner Ricoh C7200, venant compléter l’équipement existant : une presse Epson SurePress L-4033 AW, un traceur Epson SureColor S40600 et de la finition. L’entreprise a été profitable dès la reprise et génère aujourd’hui 600 K€ de CA avec quatre
personnes.
Pourquoi ImpriFrance ?
Lionel Dufau n’est pas un inconnu du monde associatif de l’étiquette : trésorier de l’UNFEA* depuis une douzaine d’années, il a rejoint ImpriFrance par le biais de Sylvain Marchal, lui-même adhérent de l’UNFEA. Sa motivation est claire. « On assiste à la naissance de groupes qui font des centaines de millions d’euros dans les étiquettes, avec une vision européenne, souligne Lionel Dufau. Les indépendants doivent se serrer les coudes et se regrouper pour renforcer leur pouvoir de négociation et obtenir des prix d’achats leur permettant de rester compétitifs face à ces grands groupes. Je vois également chez ImpriFrance une volonté de développer l’étiquette au sein du réseau et je souhaite y participer, peut-être dans le cadre de la commission Achats dédiée aux produits spécifiques à l’étiquette : papiers, films de dorure, formes de découpe, mandrins, etc. »
Affaire à suivre, donc.
* Union nationale des fabricants d’étiquettes adhésives